top of page

Découvrez nos ressources à télécharger gratuitement : AutoCAD, Excel, livre blanc, ...

1.png

Notre partenaire opérationnel

GRUES DE LEVAGE : LES DIFFÉRENTS MOYENS DE LEVAGE ET LEURS INSTALLATIONS !

  • 1 sept. 2023
  • 5 min de lecture

Lorsqu’on évoque les opérations de construction, de démolition ou de transport de matériaux lourds, la grue est souvent le premier équipement qui vient à l’esprit.

Symbole de force et de précision, ces métronomes dominent le paysage des chantiers.


Près de 80 % des opérations de manutention requièrent l’utilisation d’un dispositif de levage.

Autrement dit, la grue devient un équipement indispensable sur tout chantier de construction.


Cependant, toutes les grues ne se ressemblent pas et ne sont pas adaptées à tous les besoins.

Dans cet article, nous allons explorer les différents types de grues de levage et la manière dont elles sont installées sur les chantiers.



1. TYPES DE GRUES DE LEVAGE ET LEURS INSTALLATIONS SUR CHANTIER




GRUES À MONTAGE PAR ÉLÉMENTS (GME)




I. GRUE À TOUR


Reconnaissables entre toutes, elles se caractérisent par un mât vertical, une flèche horizontale (pouvant aller jusqu’à 100 m de portée pour les modèles les plus imposants) et une contre-flèche.

Certains modèles possèdent une flèche haubanée, d’autres sont topless (sans perroquet).


La cabine du grutier est installée en haut de la structure, lui offrant une visibilité complète.

Un chariot se déplace le long de la flèche pour soulever et déplacer les charges.


Deux types de chariots existent :


  • Le double chariot, avec une grande capacité en bout de flèche mais une manipulation plus contraignante.

  • Le chariot automatique, plus ergonomique mais avec une capacité portante inférieure.



L’ensemble repose sur une embase solide, lestée pour assurer la stabilité et éviter tout basculement.

Son atout principal : une efficacité exceptionnelle pour les travaux de longue durée.



II. GRUE À FLÈCHE RELEVABLE


Dépourvue de chariot, cette variante utilise un câble de levage à l’extrémité de la flèche.

Sa contre-flèche, plus courte, permet une installation à proximité d’obstacles.

L’inclinaison ajustable de la flèche rapproche ou éloigne la charge sans devoir surélever la grue.


Deux grues à flèche relevable peuvent fonctionner à la même hauteur sans se toucher, offrant une grande flexibilité.

Peu courante en France, elle est idéale pour les immeubles de grande hauteur (IGH) et les zones à survol restreint.




LES EMBASES SPÉCIFIQUES




A. FÛTS SCELLÉS


Lorsque la zone d’installation est étroite, on peut recourir à des fûts scellés :


  • Pieds de scellement récupérables : fixés sur un massif de fondation et démontables.

  • Fûts perdus : noyés dans le béton et nécessitant une coupe lors du démontage.




B. MONTAGE SUR PORTIQUE


Le montage sur portique permet de réduire l’emprise au sol et de maintenir la circulation autour du chantier.

La grue est placée sur un portique, souvent utilisée dans les zones urbaines denses ou pour la réhabilitation de bâtiments.

Ce système offre une transmission ciblée des forces et permet l’installation d’autres équipements sous la grue.



C. MONTAGE SUR VOIE (RAILS)


Autrefois courant, le montage sur rails permettait une grande mobilité en vol.

Cependant, cette méthode est aujourd’hui rare en raison d’incidents passés (renversements liés au vent, absence de butée).

Des solutions compensatoires sont désormais nécessaires pour assurer la stabilité.



D. CHÂSSIS PLAT OU EN CROIX


C’est la méthode la plus répandue.

Le châssis doit être conforme à la norme européenne EN 14439 et correctement lesté pour éviter tout risque de renversement.




LES STABILISATIONS PARTICULIÈRES DU MÂT




A. ANCRAGE EN FAÇADE


Lorsqu’une grue possède un mât long, elle subit des contraintes dues au vent.

Pour y remédier, on fixe la grue à la structure du bâtiment, réduisant la longueur de flambement et le bras de levier.

Ce type d’ancrage est courant sur les immeubles en construction ou viaducs.



B. TÉLESCOPAGE


Quand l’ancrage en façade est impossible, la grue monte simultanément avec la structure.

Une cage de télescopage et des vérins hydrauliques permettent d’ajouter progressivement des éléments de mât.

Cette opération se fait à vide et hors production, dans des conditions météorologiques favorables.




LA GRUE MOBILE




I. SUR PNEUS


Les grues mobiles sur pneus offrent une grande flexibilité et peuvent être déplacées facilement.

Leur capacité varie entre 35 et 800 tonnes.

Elles nécessitent une stabilisation sur plaques pour bien répartir les charges au sol.

Elles sont autonomes, rapides à déployer et très utilisées pour les interventions ponctuelles.



II. SUR CHENILLES


Idéales pour les terrains difficiles, les grues sur chenilles assurent une excellente stabilité sans nécessiter de stabilisateurs.

Deux types de flèches existent :


  • Flèche treillis : à longueur fixe, avec portée ajustable par l’inclinaison.

  • Flèche télescopique : longueur modifiable.



Leur principal atout : une grande stabilité et mobilité sur les terrains complexes.



III. AUTRES TYPES DE GRUES



  • Grues manuscopiques : compactes, polyvalentes, dotées d’un mât télescopique, idéales pour les chantiers de petite à moyenne taille.

  • Grues araignées : petites, légères, stabilisées sur quatre pattes, parfaites pour les espaces confinés ou les chantiers de réhabilitation.





2. SÉCURITÉ ET MAINTENANCE DES GRUES DE LEVAGE



LA SÉCURITÉ EST UN POINT PRIMORDIAL DANS L’INSTALLATION ET L’UTILISATION DES GRUES — LA MOINDRE ERREUR PEUT ÊTRE FATALE.



A. PROTOCOLES DE SÉCURITÉ



Avant toute opération de levage :


  • Vérifier la charge à lever.

  • S’assurer que la grue est stable.

  • Contrôler le bon fonctionnement mécanique et hydraulique.

  • Délimiter clairement la zone de travail pour éviter tout accès non autorisé.




B. FORMATION DES OPÉRATEURS



Les grutiers doivent suivre une formation rigoureuse, incluant :


  • Une partie théorique (principes de levage).

  • Une partie pratique (manipulation en conditions réelles).

    Les certifications et recyclages réguliers sont indispensables.




C. INSPECTIONS RÉGULIÈRES



Une maintenance proactive garantit la longévité de la grue.

Les contrôles doivent porter sur :


  • Les câbles et poulies.

  • Les freins et systèmes hydrauliques.

  • Les éléments électroniques et les capteurs de sécurité.




D. GESTION DES RISQUES ENVIRONNEMENTAUX



Les conditions météorologiques (vents forts, pluie, neige) peuvent affecter la sécurité.

Des capteurs météorologiques sont souvent intégrés pour ajuster ou suspendre les opérations en cas de danger.



E. MESURES D’URGENCE



Un plan d’urgence doit être prévu : extincteurs, trousses de secours, zones d’évacuation clairement identifiées.




3. L’ÉVOLUTION TECHNOLOGIQUE DES GRUES




A. AUTOMATISATION ET NUMÉRISATION



Les nouvelles grues sont équipées de systèmes automatisés permettant une précision millimétrique.

Des capteurs intelligents analysent les conditions en temps réel pour optimiser la performance et la sécurité.



B. MATÉRIAUX PLUS LÉGERS ET PLUS RÉSISTANTS



L’innovation dans les matériaux (acier haute résistance, composites) permet de réduire le poids tout en augmentant la capacité de levage.



C. FORMATIONS ET SIMULATIONS



Grâce à la réalité virtuelle, les opérateurs peuvent désormais s’entraîner dans des environnements simulés.

Cela permet de tester divers scénarios sans risque réel et d’améliorer la réactivité face aux imprévus.




CONCLUSION



Les grues de levage incarnent l’alliance entre ingénierie, puissance et précision.

Le choix du modèle et du mode d’installation dépend des besoins du chantier, des contraintes de sécurité et des conditions du terrain.


En combinant technologie, formation et maintenance rigoureuse, elles représentent un maillon essentiel de la réussite des projets de construction modernes.

 
 
bottom of page